plutôt... identité

 

 

A l’heure où un très grand Français lance l’idée d’un débat national sur l’identité française afin de découvrir une fois pour toute la réponse à cette question qui empêche tant et tant de concitoyens de fermer l’œil, à savoir : « Qu’est-ce donc qu’être français ? », j’aimerais apporter ma modeste contribution à ce projet qui va certainement intéresser beaucoup de monde.

Etre français c’est :

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-         intégrer l’idée qu’il doit y avoir deux castes, la caste des riches à qui on offre beaucoup d’avantages et celle des pauvres (la France d’en bas d’après Raffarin) à qui on demande beaucoup d’efforts ;

-         croire toutes les belles promesses électorales et comprendre qu’une fois élus, les femmes et hommes politiques ne sont absolument pas tenus de les respecter ;

-         admettre que la première occupation d’une femme ou d’un homme politiques c’est de conserver son mandat et la deuxième c’est d’en obtenir d’autres pour cumuler les indemnités ;

-         au moment de choisir son bulletin de vote, se souvenir que les partis politiques se répartissent de la façon suivante : celui qui seul sait conduire le pays vers la félicité (l’UMP) celui que le précédent autorise à s’opposer (le PS) et les autres chargés par les deux premiers de faire de la figuration démocratique ;

-         s’abonner au Figaro ;

-         s’informer grâce aux journaux télévisuels de TF1 ;

-         se cultiver grâce aux émissions hautement culturelles de TF1 et accessoirement de M6 ;

-         ne pas être trop grand lorsqu’on va à une apparition du président pour éviter de lui faire de l’ombre ;

-         se répéter le plus souvent possible les maximes déversées sur les ondes et dans les journaux par le président et tous les membres de sa cour ;

-         faire comprendre à ses enfants qu’il faut travailler dur à l’école mais que les meilleures places sont naturellement réservées à ceux de la caste des nantis qui dans leur grande générosité condescendent à leur abandonner les restes du festin ;

-         savoir naître dans la bonne ville, le bon quartier en vérifiant si possible le patronyme de ses parents ;

-         gagner le SMIC au minimum une fois chaque jour ;

-         laisser les riches rouler dans de grosses voitures qui polluent puisqu’ils ont les moyens de se les payer mais faire payer la taxe carbone par tout le monde répartir les frais ;

-         ne pas oublier que la France d’en bas est chargée de faire des économies, de trier les déchets, d’éviter de polluer, de penser à la planète, d’être généreuse avec les malades, les infirmes, les affamés, les sans logis en lui demandant de ne pas omettre de prévenir les nantis suffisamment à l’avance des éventuelles manifestations afin qu’ils puissent, s’ils l’estiment utile à leur carrière, y organiser une apparition bien médiatisée.

 

Je ne doute pas un seul instant que les débats organisés dans les départements par les préfets livreront les quelques critères que j’ai bien involontairement omis mais je ne voudrais pas clore ma liste sans en citer un dernier assez important :

-         c’est de ne pas ignorer que la police et la justice vous traitent avec plus ou moins d’égards selon que vous appartenez à l'une ou l'autre caste.

 

 

 

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